ronchonchon-et-porc-epic

 

C’est une rencontre bien atypique que Ronchonchon a faite cette semaine,

d’un type qui pique, mais tout en douceur.

C’est aux poils ! défions-nous et surtout déculpabilisons-nous de rigoler

(à tout moment) (de tout).

 

Comme à son habitude, Ronchonchon se promenait en râlant,

tiens et pourquoi pas dans la forêt de Brocéliande… encore elle.

La tête pleine de ruminations spéculatives et sans fondement,

sauf celui son conflit imaginaire, de toute évidence, avec lui-même.

 

Sur son chemin, une étrange Bestiole l'interpella.

ça lui a fait penser à cette fable de La Fontaine où un renard “chelou”

voulait obtenir par la ruse, un truc qu’un corbeau “grave perché”

détenait en son bec précieusement.

Ronchonchon, tu ne vas pas nous en faire un fromage de cette histoire !

 

L’interpellation.

 

-(Méfiance pensa-t’il… Et puis, que fait cet énergumène sur Mon chemin ?

Dégage, boudiou, c’est Ma route !)

 

- “Tu veux jouer avec moi ?” lui dit la petite bestiole poilue

 

- “ça va pas ! t’as vu ta tête !” répondit Ronchonchon

(aller hop, un bon coup de honte et il va me foutre la paix le gonze)

 

- “pourquoi ?”

 

- (non, mais, il va pas me lâcher la grappe, pourquoi, nia, nia, nia, comme les gosses)

“Tu vois pas que je suis Adulte, ça joue pas un adulte, ça fait des trucs de Grands,

avec un grand G, du Gronchonage… allez laisse-moi maintenant je suis fort occupé.”

(tentative pour Ronchonchon de rester poli… dur, dur)

 

- “tu racontes des âneries, où t’as vu écrit qu’un adulte ne s’amuse plus…

j’ai nonante balais, ouhais je sais j’suis bien conservé, et je me marre toujours autant

que quand j’étais gamin.”

 

- “et alors, qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ?

Moi, j’suis bourru et grossier”

- “mal léché tu veux dire ?”

- “ouhais, c’est ça et tu peux même ajouter associable et solitaire”

- “limite bi-polaire !”

- “n’importe quoi ! c’est pas parce que je suis un Ours

que je vis la banquise et que je suis gai”

- “je croyais que t’étais un cochon…”

- “ne joue pas sur les mots… ni avec mes nerfs, tu m’as très bien compris”

- “t’en a pas marre de ruminer comme une vache ?”

- “je t’interdis de dire du mal de Germaine”

- “qui est Germaine ?”

- “La cousine de Végas”

- “qui est Végas”

- “un cousin germain…” (petit rire étouffé)

- “ah tu vois que tu rigoles toi aussi”

- “c’est pas faux”

- “t’es mi ours, mi vache, et re mi ours derrière !”

- “oh toi aussi tu aime la camelote”

- “évidemment… ça fait toujours rigoler l’humour lyonnais,

tant que ça bouchonne pas au port”

- “merci l’ami, j’avais oublié combien j’aimais ça !”

 

Ce p’ti gars, il ne paie pas de mine,

il a l’air de rien avec son look de chamallow hirsute et pourtant il a tout compris :

si être adulte c’est pour passer son temps à râler

parce que ça ne va pas comme on veut, il faut changer quelque chose.

Quand ton imagination sera capable de s’amuser d’un rien et de tout,

alors ton monde changera Ronchonchon.

C’est ma version de l’Histoire.

 

Inspiré des cartes médecine de Jamie Sams et David Carson

Le Porc épic et l’ours… une histoire (peut être) vraie,

qui sait avec les légendes !

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https://www.luminessens.org/single-post/2016/06/21/Le-porc%C3%A9pic

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Belle lecture créative à toutes et à tous.

Pour le defi 542 - Ourson coquau

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